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Crypto-monnaie

février 10, 2026

L’UE envisage d’interdire totalement les transactions de crypto-monnaies russes et de cibler les réseaux d’évasion des sanctions lors d’une répression emblématique.

**SEO Alt-Text:** Digital illustration depicting the European Union’s crackdown on Russian cryptocurrency channels and sanctions evasion, featuring a stylized EU flag with glowing stars encircling a secure digital lock. The background displays blockchain symbols and broken Bitcoin and digital ruble coins, with shadowy network cables and shattered Russian icons fading into dark blue (#000D43) and midnight blue (#021B88) gradients. Bold orange (#FF9811) accents highlight key elements, conveying high-tech security, regulatory restriction, and decisive EU enforcement against crypto-based sanctions evasion.

L’UE intensifie la répression des canaux crypto russes dans le cadre d’un nouveau paquet de sanctions

Dans une décision décisive visant à renforcer la reprise en main de l’activité économique russe contournant les sanctions internationales, l’Union européenne (UE) a annoncé un projet d’interdiction totale de toutes les transactions en cryptomonnaies liées à la Russie. Cette nouvelle proposition marque l’effort le plus large jamais entrepris par l’UE pour fermer les brèches numériques ayant permis à des acteurs russes sanctionnés d’accéder aux marchés mondiaux via les cryptomonnaies et des réseaux financiers alternatifs. Cette mesure s’inscrit dans un élargissement du régime de sanctions, qui cible non seulement des entités russes nationales, mais aussi des pays tiers et de nouvelles infrastructures de paiement soupçonnées de faciliter un commerce transfrontalier illicite.

L’UE vise l’arrêt complet de l’infrastructure crypto russe

La pierre angulaire du nouveau paquet proposé par l’UE est une interdiction générale de toute interaction avec un prestataire de services crypto basé en Russie. Les responsables estiment que des mesures larges, touchant l’ensemble du secteur, sont plus efficaces que des actions ponctuelles visant des plateformes ou portefeuilles individuels, lesquels réapparaissent souvent sous d’autres noms ou domaines pour échapper aux restrictions précédentes.

L’inquiétude de l’UE s’étend au-delà des plateformes privées jusqu’aux initiatives nationales russes en matière de monnaie numérique. Le nouveau paquet suggère une interdiction totale des transactions utilisant le rouble numérique, la monnaie numérique émise par la Banque centrale russe. Selon les législateurs européens, le rouble numérique pourrait devenir un canal principal pour contourner les sanctions, en favorisant des activités commerciales et financières déjà sous surveillance internationale.

De plus, la liste des sanctions de l’UE sera élargie à 20 banques russes supplémentaires. Cette mesure vise précisément à freiner la circulation de fonds et d’instruments financiers à la frontière Russie-UE, ciblant toute institution soupçonnée de faciliter le contournement ou de permettre l’accès à des services alternatifs de paiement crypto et numériques.

Lutte contre les réseaux crypto imitateurs et les paiements clandestins

Un aspect clé de la proposition de l’UE vise les réseaux « imitateurs » — de nouveaux prestataires crypto et réseaux de paiement cherchant à reproduire les opérations de plateformes sanctionnées ou fermées précédemment. Notamment, suite aux sanctions contre des plateformes comme Garantex, une prolifération de canaux similaires a vu le jour, opérant souvent dans des juridictions moins régulées ou recourant à des technologies renforçant l’anonymat pour échapper à la surveillance.

Les responsables à Bruxelles s’inquiètent de voir que lorsque d’anciennes plateformes sont sanctionnées ou fermées, des réseaux de remplacement émergent rapidement pour occuper leur place, redonnant ainsi accès aux marchés crypto à des acteurs russes. L’approche de l’UE vise désormais à éliminer toutes les voies possibles — qu’elles passent par des prestataires basés en Russie ou des dispositifs transfrontaliers — pouvant faciliter l’usage continu des cryptomonnaies pour des échanges ou flux financiers sanctionnés.

L’accent porté sur les réseaux internationaux de contournement des sanctions

Reflétant un changement de stratégie, l’UE cherche désormais à agir au-delà de ses propres frontières et de la Russie pour répondre à l’aggravation du problème des pays tiers servant de relais pour des marchandises et transactions financières sanctionnées. Le Kirghizistan, notamment, fait l’objet d’une surveillance accrue comme possible point de transit d’exportations sensibles vers la Russie.

Les données des autorités commerciales de l’UE révèlent une forte hausse des exportations d’articles sensibles du bloc vers le Kirghizistan depuis le début du conflit en Ukraine. Une analyse approfondie révèle qu’une grande partie de ces biens est ensuite réexportée vers la Russie, ce qui nourrit les soupçons selon lesquels le Kirghizistan facilite le contournement des sanctions à grande échelle.

Un embargo à l’exportation anti-contournement inédit

Face à ces constats, le nouveau paquet de sanctions introduira le tout premier embargo européen à l’exportation anti-contournement visant des pays tiers comme le Kirghizistan. Les nouvelles restrictions visent en particulier les biens à “double usage » — articles pouvant servir tant à des fins civiles que militaires, jugés essentiels au maintien des chaînes d’approvisionnement industrielles et de défense russes.

La Commission européenne affirme que le commerce d’outils industriels, d’électronique et d’autres composants perdure malgré les avertissements répétés aux gouvernements partenaires. Selon Bruxelles, ces canaux à haut risque continuent d’alimenter la modernisation militaire de la Russie et sa capacité à poursuivre le conflit sur la durée.

Dans le cadre de cette initiative, l’UE a promis une coopération directe avec les gouvernements de pays tels que le Kirghizistan, offrant une assistance pour se mettre en conformité et mettant en garde contre de potentielles sanctions en cas d’infractions répétées. L’implication d’États tiers dans le contournement des sanctions représente un défi en constante évolution, alors que Moscou adapte et déplace ses chaînes d’approvisionnement en dehors de la sphère d’action directe des régulateurs occidentaux.

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Renforcement des restrictions maritimes et comblement des lacunes dans les services

Outre les contrôles financiers et à l’export, le paquet de sanctions va renforcer les restrictions sur les services maritimes soutenant les exportations énergétiques russes. Cela inclut un abandon du précédent modèle de plafonnement du prix pour le transport du pétrole brut russe au profit d’une interdiction plus stricte des services et de l’assistance aux navires transportant des cargaisons sanctionnées.

Les décideurs européens estiment que combler ces lacunes au niveau des services limitera davantage la capacité de la Russie à générer des revenus sur les marchés pétroliers internationaux, tout en réduisant les risques d’assistance indirecte à des expéditions sanctionnées via des pavillons de complaisance ou des dispositifs logistiques opaques.

Obstacles juridiques et chemin vers le consensus

Avant que ces mesures puissent être mises en œuvre, elles doivent recueillir le soutien unanime de tous les États membres de l’UE. Lors des dernières négociations, trois pays ont demandé des précisions supplémentaires sur les modalités pratiques d’application, ainsi que des plans plus détaillés pour la diplomatie auprès de pays tiers comme le Kirghizistan.

La Commission européenne demeure toutefois optimiste quant à l’obtention d’un consensus, notamment au vu de l’urgence géopolitique actuelle. Les premières ambitions visaient à finaliser le paquet de sanctions avant l’anniversaire de l’invasion russe de l’Ukraine, le 24 février. Bien que les négociations prolongées aient repoussé le calendrier, les responsables européens affirment que la dynamique reste forte et que le nouveau paquet offrira un cadre décisif pour combler les brèches du régime de sanctions.

Conséquences pour le paysage crypto mondial

La nouvelle approche de l’UE constitue une véritable intensification de la réponse réglementaire mondiale au contournement des sanctions facilité par les cryptomonnaies. En dépassant la focalisation sur des plateformes ou acteurs individuels, et en ciblant des réseaux entiers ainsi que la création de nouvelles monnaies numériques, Bruxelles établit un précédent pour une application exhaustive et multicouche contre l’utilisation abusive des technologies financières décentralisées.

Les observateurs de l’industrie crypto préviennent que la pression sur les réseaux liés à la Russie pourrait encourager le développement d’outils d’obfuscation toujours plus avancés, comme les plateformes d’échange décentralisées (DEX), les cryptomonnaies anonymes et les systèmes de transfert entre pairs. Toutefois, les autorités européennes restent convaincues que des mesures sectorielles larges, associées à une action diplomatique internationale et à des contrôles de conformité renforcés, augmenteront sensiblement le coût et la difficulté du contournement des sanctions.

L’impact sur les marchés mondiaux pourrait aller au-delà des seuls acteurs russes. Les prestataires crypto opérant, ou desservant des clients, dans des régions à risque de contournement de sanctions pourraient être soumis à un contrôle accru et se voir contraints de mettre en place des procédures renforcées d’identification des clients (KYC) et de lutte contre le blanchiment de capitaux (AML).

Perspectives : l’avenir de la conformité crypto

Alors que les mesures de l’UE progressent vers leur adoption, d’autres nations occidentales devraient suivre de près — et pourraient bientôt instaurer des réglementations similaires ciblant le contournement via les cryptomonnaies. Forte de plus d’une année d’expérience tirée du conflit ukrainien, l’UE soutient que seules des politiques coordonnées, adaptables et prospectives permettront de répondre à l’évolution rapide des tactiques illicites à l’ère numérique.

Ce nouveau paquet de sanctions illustre la détermination de l’UE à anticiper les efforts de contournement, aussi bien par les circuits financiers traditionnels que par les nouvelles opportunités offertes par les cryptomonnaies et monnaies numériques. Les répercussions sur les cadres mondiaux de conformité, les relations commerciales et la structure globale de l’économie numérique devraient être majeures dans les mois à venir.

Élise Moreau

Responsable du Contenu Crypto & Forex | Éducatrice Blockchain | Journaliste Financière

Élise Moreau est une stratège de contenu et journaliste financière française spécialisée dans les cryptomonnaies, le trading forex et la technologie blockchain. Forte de plus de dix ans d’expérience en recherche financière et journalisme, elle a analysé les tendances du marché, rédigé des rapports approfondis et éduqué les traders sur l’évolution des actifs numériques.

Reconnue pour sa capacité à simplifier des concepts financiers complexes, Élise a couvert les principales avancées du Web3, de la finance décentralisée (DeFi) et du trading forex. Actuellement responsable du contenu chez AltSignals.io, elle allie l’analyse du marché aux stratégies de trading basées sur l’intelligence artificielle pour aider les traders à prendre des décisions éclairées.

Sa passion pour la littératie financière dépasse l’écriture : Élise anime des webinaires, développe des cours en ligne et interviewe les plus grands acteurs de l’industrie crypto et fintech.

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